Souffrez vous d’intolérances alimentaires ?

Intolérance alimentaire : ce terme est devenu omniprésent avec l’émergence des régimes « sans » ; sans Gluten et sans Produits Laitiers en particulier. Qu’est ce donc vraiment ? Quelle différence avec l’allergie ? Devez vous vous en préoccuper ?

On dit souvent qu’allergie et intolérance « ce n’est pas pareil ». Ce n’est pas faux mais c’est malheureusement souvent dit pour minimiser les effets des intolérances sur la santé…
Pour caractériser l’allergie on dira que c’est une réaction aiguë à un allergène. L’intolérance, quant à elle, va s’accompagner d’une réaction chronique : moins violente, mais plus insidieuse et durable.
Alors oui, la réaction d’intolérance est moins violente. Mais, sur le long terme, elle peut tout aussi bien détruire votre santé !

Dans les pays industrialisées les allergies sont en plein essor. La pollution toujours croissante, perturbe nos systèmes immunitaires. Elle a fait passer la population touchée par ces affections de 10% en 1980 à plus de 30% en 2000 ! Les intolérances alimentaires sont encore plus nombreuses… mais cette augmentation à été peu prise en compte dans le milieu médical et encore trop nombreux sont ceux qui en nient l’impact aujourd’hui.

Pourquoi est-on allergique ou intolérant ?
Notre corps est une machine extrêmement complexe. Quotidiennement il doit reconnaître quelles molécules vont lui être bénéfique, nutritive, et lesquelles vont l’agresser, lui être toxique.
La première cause des allergies ou intolérances c’est que la molécule incriminée nous est véritablement toxique. De part leur nature et notre sensibilité génétique, certains aliments ou molécules vont simplement nous être nocifs !
La seconde cause est un dérèglement du système immunitaire. Celui ci va réagir de manière plus violente que nécessaire soit parce qu’il confond la molécule avec une autre soit parce ses mécanismes d’auto-régulation ne fonctionnent plus bien.
Pour les intolérances on observe souvent que les deux causes agissent de concert : le système immunitaire réagit trop violemment à une molécule véritablement toxique pour nous.

Suis je intolérant ?

Reconnaître une allergie est facile, la réaction est violente, brutale. Ce sont les IgEs qui interviennent et provoquent choc anaphylactique, asthme, œdème, urticaire… difficile de passer à coté.
Identifier une intolérance est plus difficile, car les IgGs qui y sont liés agissent plus lentement et les symptômes sont insidieux : troubles ORL, digestifs, éruptions cutanées, troubles nerveux, douleurs, fatigue chronique… autant de choses qui peuvent avoir d’autres causes et qu’on ne lie pas forcément à l’alimentation.

Les immunoglobulines G (IgG) constituent 75 à 80 % de nos anticorps circulants. Elles sont produites en réaction à un antigène (corps non reconnu par l’organisme). Elles nous protègent contre les bactéries, les virus, et les toxines présentes dans le sang ou la lymphe.
Les immunoglobulines E (IgE) sont plus grosses que les immunoglobulines G. Exposées à certains antigènes spécifiques elles entraînent la sécrétion des produits (dont de l’histamine) lançant une réaction inflammatoire et éventuellement allergique.

Pour déterminer si on est intolérant à un aliment il y a deux solutions :

  • Faire un test d’exclusion.
  • On supprime complètement de l’alimentation les aliments auxquels on pense être intolérant, et on regarde les effets sur nos symptômes. S’ils sont réduits, ou disparaissent, l’intolérance est sans doute réelle. Mais le vrai test se passe après un mois de suppression totale. Lorsque on réintroduit un aliment dans les repas… si les symptômes réapparaissent le test est concluant et vous êtes intolérant. Sinon vous pouvez reconsommer l’aliment régulièrement, vous n’êtes pas intolérant.
    A noter que certaines intolérances (classiquement aux produits laitiers) peuvent demander plusieurs mois d’exclusion pour voir apparaître une réaction forte et rapide lors de la réintroduction.

  • Faire un test IgG.
  • Il y a des tests médicaux qui dosent les réactions IgG dans le sang en fonction de l’exposition à certaines molécules des aliments. Le test Imupro est le plus efficace. Cependant ces tests sont chers et ils ne peuvent pas repérer de réaction d’intolérance à des aliments que vous ne consommez pas ou plus (exception faite si vous consommer un aliment de la même famille qui possède également l’antigène). Sans compter que certains labos ne sont pas très rigoureux dans la sélection des molécules alimentaires ce qui peut donner des résultats erronés…
    Pour finir, chez certaines personnes, il peut y avoir intolérance par réaction d’autres immunoglobulines. Par exemple les IgA pour des problèmes de psiorasis… là encore le test se révélera impuissant à repérer l’intolérance.

Les intolérances les plus répondues sont celles à la caséine des produits laitiers, au gluten des céréales et aux œufs. Les « Big Three », comme les appelle le Docteur Roger Mussi. Suivi des intolérances à l’histamine, aux amandes, à l’agar-agar, à la vanille et à la moutarde.
Il existe aussi l’intolérance aux Fodmaps qui occasionne des troubles digestifs (en particulier des ballonnements), la sensibilité aux salicylates qui peut entraver la respiration, provoquer des réactions cutanées et des phénomènes d’inflammation, etc.

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Quelles sont les conséquences d’une intolérance ?

Outre les symptômes évoqués plus haut il est important de noter que plus on est exposé à des antigènes plus on crée des intolérances, car les antigènes lèsent l’intestin et le rendent de plus en plus fragile. On parle de « Leaky gut syndrom » ou syndrôme de l’intestin irritable. Ce syndrôme augmente les risques de diabète et de pathologies auto-immunes. Des symptômes courants associés à ce problème sont : douleurs intestinales, diarrhées, constipations et surtout fatigue chronique.
En effet, en cas d’intolérance alimentaire, la digestion demande énormément d’énergie. A chaque repas, le corps du patient doit subir les attaques inflammatoires des allergènes consommés. Les aliments supposés lui donner de l’énergie, au contraire, lui en enlèvent. Et on peut le comprendre : l’intestin grêle mesure 6m de long. Déplissé, sa surface est de 600 à 1000 m2, et c’est sur cette énorme zone qu’à lieu la bataille entre les aliments devenus allergènes et notre système  immunitaire (les immunoglobulines IgG), déclenchant l’inflammation qui fait le lit des maladies chroniques. Notre système immunitaire étant occupé à gérer les conflits « antigènes-anticorps », les microbes et les virus ont la voie libre.

Conclusion

  • Supprimer ou limiter les aliments contenant les toxines auxquelles on est sensibles.
  • Adopter une bonne hygiène de vie. En éviter particulièrement les toxines et polluants perturbants le système immunitaire.

Source : le livre de Roger Mussi.

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One Response

  1. jacques TURCHET octobre 26, 2017 Reply

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