[Plante] L’Achillée millefeuille : Achillea millefolium

L’Achillée millefeuille est une plante presque aussi commune que l’ortie, mais moins connue. Elle n’a pourtant rien à lui envier, elle est également une médicinale aux propriétés puissantes et variées.
Sa belle fleur, blanche ou rose, renferme des secrets qui peuvent changer votre vie !

Achillée millefeuille

L’Achillée millefeuille est une plante de tradition, on l’utilise depuis la préhistoire pour traiter les coupures et saignements de toute sorte ; d’où ses noms vernaculaires d’herbe aux charpentiers ou d’herbe aux militaires. Quant à son nom scientifique, il vient du fameux héros grec Achille qui l’aurait utilisé pour soigner les blessures de guerre.
L’Achillée millefeuille en cataplasme est donc toute indiquée pour les plaies de toute sorte. Elle est en particulier royale contre les ulcères et les hémorroïdes. Pour les saignements internes (poumons, reins, utérus, intestins…) on préférera la prendre en infusion, combinée avec la Bourse à pasteur.

Cette plante a une véritable affinité avec le sang : elle est également efficace dans les troubles de circulation (hypertension, phlébite, varice…), ainsi que pour réguler le cycle menstruel des femmes (dans ce dernier cas on lui ajoutera souvent l’Alchemille et le Gattilier). La célèbre herboriste Maria Treben conseillait l’Achillée millefeuille pour tout les troubles féminins (aménorrhée, règles trop abondantes, post partum, endométriose…).
On évitera tout de même de l’utiliser pendant la grossesse puisque que c’est une emménagogue.

L’Achillée millefeuille est aussi une incomparable du système digestif. Elle stimule la production des sucs et l’assimilation des nutriments, elle résout les gastrites ainsi que les fermentations. Elle protège et décongestionne la rate, le foie et la vésicule biliaire ! Réservez lui une place dans vos infusions de lendemain de fête, ou encore mieux … en apéritif.

On peut aussi utiliser l’Achillée millefeuille en cas de calculs rénaux, de cystite (effet antiseptique), de fièvre (elle favorise l’élimination par la peau) ou de cancer (effet anti-mutagène). En fait, il serait difficile de trouver à quoi elle n’est pas bonne !

Coté pratique :
Pour les cataplasmes on peut utiliser feuilles et fleurs.
En interne on utilisera des fleurs (les plus fraîches possibles) en infusion ou en alcoolature. On peut également en mettre dans un extracteur à jus, mais attention c’est fort !

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