Antinutriments et Toxines, une vue d’ensemble.

L’alimentation santé est une simple chose. Elle se focalise sur le fait de maximiser notre apport en nutriments et d’éviter les composés nocifs. Ces derniers se divisent en deux catégories :
Les antinutriments dont l’effet est de rendre moins disponible les nutriments, créant ainsi déséquilibres et carences.
Les toxines dont les effets néfastes ne sont pas compensable par un apport supplémentaire en nutriments.

I) Les antinutriments
Les antinutriments agissent généralement sur l’assimilation ou l’utilisation des protéines, des minéraux et/ou des vitamines. Leurs effets passent généralement inaperçus. C’est seulement quand on arrête leur consommation, et qu’on constate l’amélioration de notre vitalité, qu’on comprend vraiment leur influence.
Si l’on connaît quelles carences sont présentes on peut essayer de compenser à l’aide de suppléments. Mais leur multiplicité et la difficulté de les reconnaître fait qu’il est bien plus efficace et pratique d’adopter une alimentation pauvre en antinutriments.

Voici une liste (non-exhaustive) d’antinutriments. A noter que, dans une alimentation équilibré, ils n’y a pas forcément lieu de les supprimer complétement.
Les inhibiteurs enzymatiques :
Anti-protéase (tanins des céréales et légumineuses).
Anti-carbohydrase (anti-amylase dans le blé et les légumineuses ; anti-invertase dans le mais, les pomme de terre).
Anti-trypsine (blanc d’oeuf, lait, légumineuses).

Substances interférant avec l’assimilation des minéraux :
Anti-iode (crucifères, manioc, arachides…).
Anti-calcium (acide oxalique dans les feuilles vertes ; acide phytique dans les céréales, légumineuses et oléagineux).

Substances antivitaminiques :
Anti-thiamine (animaux aquatiques, café).
Acide ascorbique oxydase (nombreux végétaux, rapidement inhibé par la cuisson).
Anti-biotine (blanc d’oeuf).
Anti-niacine (maïs).

De nombreuses substances ont des effets multiples. Les tanins n’ont pas seulement un effet sur les protéines mais également sur les minéraux, les vitamines A, B1 et B12 ; l’acide phytique agit sur le calcium, mais aussi sur le cuivre, le fer, le zinc, le magnésium…
Il ne faut pas oublier de parler des fibres qui, si elles facilitent le transit intestinal, diminue la biodisponibilité des minéraux du bol alimentaire (fer, cuivre, zinc et surtout calcium) et emporte avec elle, dans les selles, une portion des protéines et des lipides (d’où l’intérêt des jus et de la cuisson).

Il faut également noter que, si les intoxications chroniques (métaux, pesticides, médicaments, phtalates, alcool, tabac…) ne réduisent pas l’absorption en nutriments, elles augmentent de beaucoup les besoins pour la détoxification : glucose, glycine, cystéine, glutamine, méthionine, soufre, vitamine A…

II) Les toxines
Les toxines sont multiples, ce sont tout les composés qui détruisent ou perturbent le corps. Selon notre génétique nous pouvons être résistant, ou très sensible, à différentes toxines.

Voici une liste (non-exhaustive) de toxines.
Toxines alimentaires :
La solanine (pomme de terre, aubergine – surtout dans la peau ; l’humain est généralement peu sensible, contrairement au chien par exemple).
Les xanthines (café, thé, chocolat – stimulant du système nerveux, effet de dépendance).
Les lectines (agglutinine du blé, phasine des haricots… – lésions des intestins, sous absorption des nutriments, intensité variable selon les végétaux).
Le gluten (céréales – lésions des intestins, favorise les maladies auto-immunes et les troubles mentaux).
Le lactose (produits laitiers – problèmes gastro-intestinaux).
La caséine (produits laitiers – congestion du système respiratoire, réactions cutanées).

Toxines issues de la cuisson :
Acrylamide (neurotoxique et cancérigène – aliments riches en glucides en friture ou au four ; frites, pain, biscuits…)
Amine hétérocyclique (produits animaux grillés).
Hydrocarbure aromatiques polycycliques (très cancérigène – aliments fumés ou cuit au barbecue mais aussi fumées industrielles, cigarettes…).

Additifs alimentaires :
Les nitrites (charcuterie – blocage du fonctionnement normal de l’hémoglobine, cancérigène quand transformé en nitrosamine).
Les sulfites (vins – problèmes bronchiaux, réactions intestinales, urticaire…).
Certains antioxygènes (BHA, BHT, gallates – cancérigène, effets sur le foie, les poumons, le métabolisme énergétique).
Certains gélifiants (carraghénane – effets immunosuppresseurs, ulcères).
Certains édulcorants (cyclamate – effet sur la fertilité).

On peut se référer au livre de Corinne Gouget.
A noter que les doses journalières acceptables sont calculées pour des adultes et ne prennent en compte ni les interactions ni le cumul des produits.

Métaux dits « lourds » :
Plomb, mercure, fluor, aluminium, etc (neurotoxiques, lésions des organes). Dans les aliments suite aux traitements agricoles, à l’exposition à la pollution, le contact avec les emballages ou les ustensiles de cuisson…

Autres pollutions chimiques :
Pesticides, phtalates (cancérigène, perturbateurs endocriniens…).

Le corps sait éliminer tout ces composés, et réparer les dégâts occasionnés, mais cela lui demande beaucoup de temps et d’effort. Parfois il n’a pas les ressources nécessaires (nutriments, temps, repos) pour traiter toutes les toxines auxquelles il est exposé… c’est souvent dans ces moments là que la maladie peut s’installer et se développer.
Le but n’est pas de vivre dans un monde aseptisé, exempt de microbes, de bactéries, et de toxines. C’est plutôt de garder un équilibre, de s’assurer que la capacité du corps, et ses réserves en nutriments, sont suffisamment élevées pour éliminer les toxines. Évidemment notre énergie dépendra de combien en accapare le corps pour sa défense. Moins il y aura de toxines, plus il y aura d’énergie disponible.
A chacun de trouver son équilibre entre « contrainte » et « bien-être »

FacebookTwitter

6 Comments

  1. cassini août 24, 2015 Reply
    • Jeremypaleo août 24, 2015
  2. Azzi août 24, 2015 Reply
  3. Zoziau mai 1, 2017 Reply
    • Jeremypaleo mai 2, 2017

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *